Laura Schuler Trio

Laura Schuler Trio

vendredi 03.09 | 19:00 | Les Marchandises
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Laura Schuler - violon, compositions   Hans-Peter Pfammatter - synthétiseurs   Lionel Friedli - batterie  

Alternant improvisations éthérées et riffs inflexibles, développements patients et ruptures brutales, thèmes à l’unisson et contrepoints déstructurés, les compositions de la violoniste Laura Schuler sonneront sans doute étrangement familières aux amateurs et aux amatrices de rock progressif des années 1970. Accompagnée par un Hans-Peter Pfammatter atmosphérique et un Lionel Friedli tectonique, celle qui se produit aussi en solo depuis 2020 sous le pseudonyme de Kate Birch propose une musique qui touchera plus largement toutes celles et tous ceux qui ont autant envie de battre de la tête en cadence que d’avoir la tête dans les nuages. Prog jazz.

Colin Vallon Trio

Colin Vallon Trio

vendredi 03.09 | 20:30 | Les Marchandises
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Colin Vallon - piano   Patrice Moret - contrebasse   Julian Sartorius - batterie  

S’il fallait ne choisir qu’un groupe pour illustrer ce qu’est le jazz suisse contemporain, le trio de Colin Vallon pourrait être celui-là. Liberté improvisatoire, radicalité compositionnelle, ingéniosité rythmique, sobriété mélodique : tous ces traits qui font la beauté de notre paysage musical apparaissent dans ses œuvres sous une forme parfaitement épurée et s’y mêlent dans une totale harmonie. À l’approche de la sortie de son troisième album avec le contrebassiste Patrice Moret et le batteur Julian Sartorius, le pianiste yverdonnois s’affirme toujours plus comme un modèle pour toute une génération d’artistes pour qui la complexité et la simplicité, loin de s’opposer, s’enrichissent l’une l’autre. Quintessence.

Marc Méan

Marc Méan

vendredi 03.09 | 22:15 | Les Marchandises
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Parmi les fidèles qui ont assisté à la naissance du Jazz au Peuple, non rares sont celles et ceux qui croient que le festival a été placé sous les plus favorables auspices par Marc Méan. Simple superstition jazzaupopulaire ? Une chose est certaine : la spontanéité et la créativité du membre de That Pork ont fait entrer tous ses concerts dans nos annales. Ces touches électroniques, ces nappes paisibles et ces mélodies déliées qui le rendaient immédiatement reconnaissable dans ses derniers projets (Service Fun, Taïga, Quiet Tree), le claviériste boéland a érigé sur elles son premier album solo, Collage (Neologist Productions, 2020), où il se consacre enfin pleinement à cette inspiration ambient qui le guide depuis toujours. Atmosphère.

Julie Campiche Quartet

Julie Campiche Quartet

samedi 04.09 | 19:00 | Les Marchandises
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Leo Fumagalli - saxophone, fx   Julie Campiche - harpe, fx   Manu Hagmann - contrebasse, fx   Clemens Kuratle - batterie, fx  

Si elle est bien un instrument antique, acoustique et envoûtant, Julie Campiche nous a appris que la harpe peut tout de même être mise au service d’une musique actuelle, électrique et désenchantée. Passée maître dans l’art du contre-pied, la harpiste genevoise mêle dans ses compositions douceur et violence, ordinaire et drame, beauté et horreur ; autant de contradictions qui ont donné son mouvement et sa force à la contestation dont est né Onkalo (Meta-Records), l’album aux accents post-rock que cette artiste novatrice a publié en 2020 avec le saxophoniste Leo Fumagalli, le contrebassiste Manu Hagmann et le batteur Clemens Kuratle. Engagement.

Eric Chenaux

Eric Chenaux

samedi 04.09 | 20:30 | Les Marchandises
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Habituellement, les chanteurs et les chanteuses qui s’accompagnent au piano ou à la guitare tâchent de ne faire qu’un avec leur instrument ; Eric Chenaux, lui, semble vouloir s’en éloigner le plus possible. Après avoir fait crier sa guitare sur la scène post-punk torontoise au sein des groupes Phleg Camp et Lifelikeweeds durant les années 1990 et 2000, le natif de Chardonne (VD) a expérimenté – non sans une certaine dérision – d’innombrables manières de la faire divaguer, radoter, bredouiller. Mais, quand le guitariste entonne ses chansons, alors la douceur et la clarté extraordinaires de sa voix illuminent soudain ses accompagnements qui semblaient tout droit sortis d’un phonographe défectueux. Déroutant.

Sha

Sha

samedi 04.09 | 22:15 | Les Marchandises
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En 2018, il avait subjugué le temple de Prangins avec le quatuor MOBILE de Nik Bärtsch. Cette année, Stefan Haslebacher, plus connu sous le nom de Sha, revient en solitaire nous apprendre ce que peut le souffle. En s’ingéniant à transmuer la monodie des bois en symphonie, le musicien bernois a atteint un tel degré de maîtrise qu’il est aujourd’hui capable de se servir de sa respiration comme d’un archet ou d’une baguette et de transformer ainsi une clarinette et un saxophone en ces instruments à cordes frottées et ces instruments de percussion inouïs avec lesquels il crée ses motifs circulaires, ses grooves continuels et ses sons infinis. Inépuisable.